Antoinette CHAHINE

Combattante de la vie, combat pour la vie

Franco-Libanaise, elle est emprisonnée à tort au Liban à 23 ans, puis condamnée à mort 3 ans plus tard. Grâce à une forte mobilisation mondiale (Amnesty International, Association des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture, ...), elle ressortira libre plus de 5 ans après. Elle a subi de multiples tortures physiques et psychologiques pendant sa détention, dont elle garde toujours des séquelles.

Elle intervient depuis plus de 2 décennies dans le monde entier, souvent en France, auprès des jeunes : collégien.ne.s, lycéen.ne.s, étudiant.e.s, jeunes détenu.e.s, afin que ce qu'elle a vécu ne se reproduise pas. Et pour sensibiliser les jeunes à la lutte contre la torture et la peine de mort. Pour la vie. 

Elle délivre en souriant un message d’espoir. "Malgré ce qu’ils m’ont fait je n’ai pas de haine envers mes bourreaux, mais je poursuivrai mon combat contre l’injustice jusqu’à la fin de mes jours". Son combat pour la vie. Toujours.

Depuis sa libération, Antoinette s’est mariée. Elle habite au Liban et a obtenu la nationalité française pour elle et ses deux enfants, âgés de 19 et 20 ans, qui suivent leurs études supérieures au Liban. 

Actuellement, avec la guerre (incessante) au Liban, alors même qu'elle doit toujours se soigner, il lui est très difficile de trouver des médicaments, même ceux qui sont courants en France. Ou alors à des prix exhorbitants. Par exemple, 2 cachets de son traitement (oui, 2 cachets, pas 2 boites) sont vendus 100 dollars !

 Elle sera en France en novembre 2026 comme chaque année, pour faire une série de conférences-débats. 

Aidez-nous, s'il vous plait, à lui fournir les médicaments dont elle a impérieusement besoin : Forxiga 10 mg, Crestor, Magnésium.

Contact :   contact@petit-ethic.com

Brève revue de presse


Le groupe local d’Amnesty International recevra le 19 novembre à 19h, Antoinette Chahine à la salle Philibert de La Tour-d’Aigues. La Franco-Libanaise a été emprisonnée à tort durant 5 ans, dont deux à attendre son exécution. Elle sera finalement innocentée suite à une très large mobilisation de l’Acat (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) et d’Amnesty International. Depuis sa libération, elle témoigne en particulier avec l’association Ensemble contre la peine de mort. Elle participera à tous les congrès mondiaux d’Amnesty International et de l’Acat, dont elle est l'ambassadrice. 

Un parcours fait d’honneur

En décembre 2000, elle reçoit en France, les clés de la ville de Sarlat avec l’Acat qui l’invite et est nommée Citoyenne d’Honneur de la ville de Cadenet en 2010. Elle reçoit aussi la médaille de la ville de Digne en 2013. Antoinette Chahine sera en Provence du 18 au 22 novembre et interviendra auprès des lycéens et collégiens, à Avignon et à Pertuis.


(...) L’occasion pour elle de transmettre son message de paix pour le Liban. « Je continuerai de militer avec ECPM pour que mon pays, celui de Charles Malek, abolisse la peine de mort et adopte à l’avenir une culture de paix », insiste-t-elle, rappelant que « le pays du Cèdre est aujourd’hui malade, nous devons le guérir ».

L’ancienne détenue au ministère de la Défense, à la prison des femmes de Baabda et à celle de Jounieh s’est également rendue à la maison d’arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis) où elle a rencontré des mineurs détenus.

Une visite qu’elle a menée en compagnie de Marie Pelenc, militante d’Amnesty International-Cadenet, qui lui écrivait régulièrement des lettres lorsqu’elle était incarcérée, histoire de briser sa solitude. « C’était la première fois que je visitais une prison après ma détention, dit-elle avec émotion. Mais il était tellement important pour moi de redonner de l’espoir aux jeunes détenus. »

La vie. Toujours.


« Vous pouvez changer le monde en un clic sur une pétition ou en écrivant une lettre à un prisonnier. Quand j’étais en prison, ce sont ces lettres qui m’ont donné la force de continuer mon combat. »
Emprisonnée en 1994, condamnée à mort à tort en 1997 au Liban et torturée jusqu’à sa libération en 1999, Antoinette Chahine est aujourd’hui ambassadrice de l’Acat-France au Liban (Action des chrétiens pour l’abolition de la peine de mort). Elle parcourt le monde, pour le compte de l’Acat, mais aussi pour ECPM (Ensemble contre la peine de mort) ou Amnesty International.

Torture physique et psychologique

À 22 ans, elle étudiait le droit et rêvait d’être une grande avocate. Le jour de la Fête des mères, elle est emprisonnée une première fois. Libérée le 5 mai 1994, les policiers reviennent la chercher le 5 juin, « à l’aube ». « Ils voulaient que je signe une déclaration disant que mon frère Jean, qui faisait partie des Forces libanaises (une milice chrétienne, NDLR), était au Liban lors de l’attentat contre l’église de Zouk en 1994. Que je l’avais vu avec ses amis préparer l’attaque. Mais mon frère était en Australie, en exil », où il a obtenu le statut de réfugié.
S’ensuit « la torture physique et psychologique » . Antoinette Chahine, épuisée, cède au chantage. Au moment de signer, le stylo « est tombé par terre sans que je ne le touche ». Très croyante, elle y voit « un signe », et se rétracte. Antoinette Chahine est suspendue, par les bras, dans sa cellule. À la suite d’une infection au pied droit, elle est opérée, sans anesthésie. « J’en garde des séquelles. »

« Je ne voyais pas le soleil, mais j’ai pu voyager »

Convaincue de son innocence, la détenue garde espoir. Mais son procès en 1997 est une « désillusion ». « Ils ont trouvé un prétexte » : on l’accuse d’avoir tué un prêtre. Elle est condamnée à mort, peine commuée en prison à perpétuité. À l’annonce du verdict, elle s’évanouit et développe une paralysie partielle. « Je ne pouvais plus parler, ni mâcher. » Sa famille frappe alors « à toutes les portes » et Amnesty s’empare de l’affaire. Antoinette Chahine reçoit alors des milliers de lettres, du monde entier. Des cartes postales, des récits de vie simples. « Je ne voyais pas le soleil, mais j’ai pu voyager. Ces lettres ont ouvert la porte de ma prison. » Un de ses correspondants lui raconte une fiction. « Il finissait chaque lettre sur un suspense. J’attendais la prochaine pour savoir la suite », se souvient-elle. Depuis, Antoinette Chahine a échangé, à travers le monde, avec des gens aux positions importantes. Mais elle tient particulièrement à s’adresser à la jeunesse. Elle a discuté avec des lycéens, des rencontres qui bouleversent profs, élèves et Antoinette Chahine. « Je leur dis de s’intéresser aux droits de l’Homme. Qu’ils ont le devoir de ne pas rester silencieux. »

La vie. Encore et toujours.


La pression internationale et la mobilisation de la société civile marchent. Voici cinq victoires contre la peine de mort qui nous le prouvent.

1 – Antoinette Chahine 
Innocentée grâce à la pression internationale

Antoinette Chahine est une étudiante anonyme de la faculté de Beyrouth quand elle est arrêtée en juin 1994. Elle a été mêlée malgré elle aux activités politiques de son frère Jean, membre des Forces libanaises, une milice chrétienne impliquée dans le meurtre d’un prêtre.

Accusée d’avoir participé à ce meurtre, elle est condamnée à mort en janvier 1997, à 26 ans. Sa peine est commuée en prison à perpétuité car le Liban n’exécute pas les femmes.

Suivent cinq ans d’enfermement. Rejugée, à la suite d’une mobilisation internationale sans précédent, elle est finalement innocentée le 24 juin 1999. Antoinette Chahine se bat depuis pour que « son histoire ne se répète plus ».

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